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Crise : OnDeck licencie 25% de ses salariés

Le leader du marché du cohort-based learning (apprentissage en cohorte), porté par une hype sans précédent en 2020 et 2021, doit se séparer d’une grande partie de ses collaborateurs et freiner le développement de son accélérateur.

72. C’est le nombre de salariés qui quitteront OnDeck dès que possible suite à l’annonce faite par le management de l’entreprise ce jeudi 5 mai sur son blog. La startup initiée en 2019 se voulait être le hub ultime reliant entrepreneurs, opérateurs et investisseurs.

Pour ce faire, OnDeck avait réussi à lever 20 millions de dollars lors d’une série A annoncée en mars 2021, au plus haut de la hype EdTech initiée par la Covid-19.

La firme basée à San Francisco avait connu une forte croissance de 2020 à mi-2021, se voyant débordée de candidatures pour suivre ses programmes d’apprentissage et de partage en cohortes qui avait séduit de nombreuses figures publiques. L’écosystème EdTech se gargarisait de l’émergence du social learning !

Forte du succès de son programme d’accompagnement, l’entreprise OnDeck avait lancé l’initiative ODX, un accélérateur de startup similaire au modèle développé par le Y Combinator. En échange de 125 000$ et d’un programme d’accompagnement et de mentorat, ODX s’octroyait 7% du capital.

Les déconvenues ont commencé lorsque OnDeck, qui était en discussions avec Tiger Global, faiseur de roi de la EdTech (après avoir notamment investi 200 millions de dollars dans GoGuardian, 70 millions dans Classplus, 31,3 millions dans Quizizz ou encore 20 millions dans Cialfo), n’a pas réussi à boucler sa levée de fonds de 100 à 150 millions d’euros.

D’après TechCrunch, la levée finale n’aurait atteint “que” 40 millions d’euros et l’entreprise aurait risqué la disparition d’ici la fin de l’année si elle n’avait pas procédé à ces licenciements.

Le contexte global de l’univers tech n’aide pas. Alors que les valorisations dévissent sérieusement, les licenciements se multiplient dans la Tech. La plateforme de dédicaces de stars Caméo a licencié 30% de ses effectifs tandis que Robinhood, la fintech ayant démocratisé l’investissement sans commission, a dû se séparer de 9% de ses collaborateurs. Meta a également annoncé le gel de ses recrutements d’ici la fin de l’année.

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