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Ambroise Boissonnet (FDC) : l’avenir de la formation sera digitalisé !

Ambroise Boisonnet

Synthèse du 5ème épisode du podcast l’Education au futur avec Ambroise Boissonnet, Directeur M&A chez Financière de Courcelles (FDC, banque d’affaire spécialisée dans la fusion-acquisition), et notamment en charge du secteur de l’éducation et de la formation.

La tendance du marché de l’éducation se dessine pour les dix prochaines années. Le digital learning est au centre de ces recompositions. Au-delà des startups EdTechs qui font la Une avec leurs levées de fonds, quid des entreprises passées à l’échelle ?

Disclaimer : les propos rapportés dans l’interview qui suit ont été synthétisés depuis le podcast original disponible ci-dessus. Cet article est une reconstitution synthétique de l’entretien original.

Une mutation progressive du digital learning en France avec la réforme du CPF

En France, le compte personnel de formation (CPF) a été modifié avec la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Cette réforme a provoqué un passage du B2B au B2C dans l’écosystème français du digital learning. Le CPF a rendu le pouvoir de choisir l’organisme de formation directement aux salariés.

Le digital learning permet permet de véhiculer un apprentissage à forte valeur ajoutée. Beaucoup de grandes écoles investissent dans le digital learning pour s’accaparer cette valeur ajoutée (notamment le top 15 des écoles de management).

Maintenir l’assiduité des apprenants à distance/en ligne : un enjeu crucial du digital learning

L’un des grands points faibles de l’apprentissage à distance observé pendant le confinement, notamment via des plateformes comme Zoom a été la concentration des apprenants. Ces retours d’expériences ont fait naître plusieurs pure players dans le marché du digital learning qui ont pu améliorer l’aspect de l’assiduité des apprenants.

Plusieurs facteurs clefs de succès, dont on peut dresser une typologie, expliquent ce qui fait une bonne entreprise de digital learning. La société doit reposer sur une pédagogie online/distanciel. Une maitrise approfondie de l’outil (à la fois le côté LMS et l’expérience UX pour les apprenants) est nécessaire. Mais c’est surtout cette capacité à faire du sur-mesure et à maitriser la qualité du contenu pédagogique qui importe. L’objectif du sur-mesure est de s’assurer de la bonne assiduité de l’apprenant afin qu’il aille au bout et remplisse son objectif de formation.

Bipartition des modèles de digital learning

Deux ‘modèles’ de digital learning émergent dans l’écosystème EdTech. D’abord un modèle commerçant (fortes dépenses marketing – digital – TV) et qui génère des volumes de leads de façon significative. Puis un modèle plus consommateur sur la partie marketing, dans lequel le lead va être accompagné dans une approche beaucoup plus sur-mesure, afin de comprendre les besoins de formation. C’est en quelque sorte l’aboutissement d’un acteur pure player dans le digital learning qui a la maturité dans le catalogue de contenu de formation pour proposer des choses suffisamment personnalisées et diverses (type de programme et durée).

La taille du marché e-learning en France est d’un peu plus d’1 milliard d’euros (en comptant seulement les acteurs pure players). Le marché français est assez particulier puisqu’il existe cette “culture du diplôme”, omniprésente et qui influence fortement les consommateurs dans leurs choix de produits éducatifs. Selon une étude de Lynx Educate : 50% des apprenants visent l’obtention d’un diplôme national, 22% un certificat national, 14% un équivalent international et 12% un diplôme à l’international.

Comment concevoir l’éducation en 2030 ?

L’éducation de demain sera le fruit de ce qu’il se passe aujourd’hui. L’enseignement supérieur privé se porte bien et cette dynamique va sans doute se poursuivre. On se dirige vers des formations professionnelles favorisées par le CPF avec une forte flexibilité et agilité. La maitrise du digital learning deviendra également cruciale. Reste à savoir comment ce marché va évoluer.

Actuellement on observe beaucoup de petits acteurs éparpillés partout dans l’écosystème du digital learning et plus globalement dans la EdTech. Il faut trouver les bonnes complémentarités pour gérer des pôles de compétences et de savoirs ; il y a de fait une nécessité de consolidation (ce qui est assez classique pour un secteur qui grandit en maturité).

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