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Top 10 des levées de fonds des EdTechs françaises en 2021

levées de fonds

Classement mis à jour le 22 octobre 2021

Nous sommes heureux de constater les nombreuses levées de fonds des EdTechs françaises ayant été réalisées depuis la publication initiale de cet article en juin dernier ! Une mise à jour s’impose donc… Qui sont les nouveaux entrants dans ce top 2021 ?

2020 a été une année de triomphe pour le secteur EdTech. En effet, la crise du coronavirus a joué un rôle de catalyseur pour les nouvelles technologies de l’éducation. Véritable accélérateur de l’histoire, elle s’est traduite par une explosion des investissements dans le monde qui ont plus que doublé en 2020.

Alors qu’un retour à la normale, ou du moins vers un « monde d’après », était attendu, l’année 2021 se profile comme une nouvelle année record pour les pépites technologiques de l’éducation. Aujourd’hui plus que jamais, le secteur EdTech apparaît comme le grand gagnant de la pandémie et les levées de fonds qui se succèdent sont là pour le prouver !

2021 est ainsi une année pleine de promesses, en particulier pour l’EdTech européen, propulsé par le lancement de l’European EdTech Alliance, qui gagne du terrain face aux géants sino-américains. La France a vu éclore le secteur EdTech, une filière qui connaît aujourd’hui une belle ascension dans le pays.

Les investissements en Europe dépassent le milliard d’euros pour la deuxième année consécutive

Voici donc un top 10 des opérations qui ont fleuri ces mois derniers dans l’Hexagone :

Mentions honorables

Myfuture, le roi de l’orientation (Seed)

L’orientation et l’insertion professionnelle des jeunes : voici les sujets auxquels s’attaque Myfuture, une entreprise à impact qui soutient les 14-24 ans dans leur recherche de première expérience professionnelle. La Banque des territoires qui œuvre pour financer des projets au service de l’intérêt général, le fonds Generali Investissement à Impact, la NEF ainsi que trois Business Angels ont investi en fonds propres dans la start-up. Au total, 775 000€ devraient aider l’entreprise à développer une offre d’alternance et le processus d’orientation dans les métiers en vidéo.

On Train, la discrète mais prometteuse EdTech (Seed)

Cette agence de formation digitale dans le domaine de la tech fondée en 2018 offre des programmes sur-mesure à des salariés déjà familiers du milieu. Data Analyse, Growth Marketing, Product Management : elle propose de renforcer leurs compétences dans ces milieux. Son modèle semble plaire : la jeune pousse a levé 1 million d’euros auprès de Bpifrance et de Business Angels. Elle souhaite ainsi renforcer son offre de cours en visioconférence et doubler ses effectifs.

Wiloki, le soutien scolaire de demain (Seed)

Wiloki, c’est une affaire de famille ! Créée en 2018 par une fratrie des Yvelines, enfants des créateurs des célèbres Adi et Adibou, la plateforme éducative offre un soutien scolaire personnalisé ludique. 100 000 inscrits pendant le confinement : la start-up locale gravit les échelons. Elle vient ainsi de boucler une levée d’1 million d’euros auprès du fonds Invus. De cette façon, elle pourra élargir sa gamme (podcasts, vidéos, quiz…), développer ses algorithmes et préparer son ouverture au marché européen dans les deux années à venir.

Crocos Go Digital, un pari ambitieux (Série A)

La start-up marseillaise est spécialisée en neuro-éducation. Elle offre des solutions numériques pour aider les enfants qui souffrent de troubles cognitifs. Crocos Go Digital a levé en février 1,4 million d’euros pour mettre au point son outil de détection automatique de dysfonctionnement cognitif de l’enfant. L’entreprise pourra par conséquent développer sa recherche (avec le marquage CE de ses dispositifs médicaux) et développer sa stratégie de développement à l’étranger.

Mobidys, la lecture accessible à tous

La jeune Nantaise Mobidys fondée en 2015 souhaite faciliter la lecture pour les personnes souffrant de troubles d’apprentissage dits “dys”. Elle propose notamment les livres FROG, des ebooks intégrant des outils numériques pour rendre la lecture plus facile (affichage du texte, personnalisation, repères visuels…). L’entreprise vient de boucler début mars un tour de table de 2 millions d’euros. Financée par la Banque des territoires, MAIF Investissement Social et Solidaire et France Active, Mobidys a aussi bénéficié d’un prêt innovation de Bpifrance. Elle pourra ainsi développer une offre de manuels scolaires adaptés aux personnes présentant des troubles cognitifs.

Whaller, l’avenir du réseau social (Seed)

L’avenir de Facebook, le voici ! Réseau social privé 100% sécurisé, Whaller permet aux structures telles que les écoles de construire leur propre réseau collaboratif. Campus numérique, continuité pédagogique et réseau d’alumni : voici tout ce que concentre ce réseau social du futur. Il a été lancé en 2014 par Thomas Fauré et vient de réaliser sa première levée de fonds de 2 millions d’euros auprès d’investisseurs privés pour accélérer son développement et financer sa croissance en France.

Le Top 10 des levées de fonds EdTech françaises en 2021

10bis. Ada Tech School, l’école de code inclusive

Chloé Hermary, diplômée HEC, créatrice et CEO de l’école de code Ada Tech School qui se revendique comme féministe, annonçait récemment une levée de fonds de 3 millions d’euros pour sa startup. L’école fait figure d’exception, dans un domaine d’étude encore très peu plébiscité par les femmes.

Cette levée de fonds de 3 millions a été réalisée auprès d’investisseurs tels que la BPI (Bpifrance Digital Venture), Francis Nappez (co-fondateur de BlaBlaCar), ou Céline Lazorthes (fondatrice du groupe Leetchi). Retrouvez notre article ici.

10. IconoClass, l’anti-école de commerce (Seed)


Comme son nom l’indique, IconoClass a vocation à casser les codes ! La jeune pousse française créée en 2019 est la première école dédiée à la formation de business developers. Elle se présente comme une alternative aux écoles de commerce et garantit un CDI à la fin du cursus. Le 10 juin dernier, elle a accéléré son développement avec une levée de fonds d’un montant de 3 millions d’euros auprès de Brighteye Ventures, Mustard Seed Maze et de Business Angels. Son principal objectif ? S’implanter à Londres et y lancer une promotion en janvier 2022. Mais elle souhaite aussi déployer ses formations en ligne et en anglais grâce à une plateforme Tech.

9. MentorShow, le Netflix du e-learning (Seed)

Lancée officiellement en mars 2020 par l’entrepreneur Mathieu Moreno, la plateforme MentorShow propose des masterclass pré-enregistrées animées par des célébrités. Frédéric Mazzella (BlaBlaCar), Tony Parker ou encore Cyril Lignac : les intervenants sont des experts de renom dans leur domaine ! MentorShow se présente comme le pendant français de l’Américain MasterClass et compte bien se faire une place sur le marché EdTech français. En effet, elle vient de recevoir en février 3,8 millions d’euros lors d’une première levée de fonds réalisée auprès de Left Lane Capital et de Business Angels.

8. O’Clock, le pionnier du téléprésentiel

O’clock n’est pas une école comme les autres. Elle forme en “téléprésentiel” aux métiers du développement web. Et elle vient tout juste de boucler un premier tour de table de 4 millions d’euros auprès d’Educapital (qui récemment annonçait aussi un investissement chez Simundia), Ring Capital, Bpifrance, ainsi que BNP Paribas et Caisse d’Epargne.

Croissance raisonnée, démocratiser le numérique et la transformation numérique (en développant notamment sa nouvelle application Slippers) : voici les trois axes privilégiés par O’clock à la suite de sa levée de fonds. Notre article en cliquant sur ce lien.

7. Edflex veut doubler de taille

Grâce à une levée de fonds de 5 millions d’euros ! Basée à Paris et fondée en février 2016, cette startup de 45 collaborateurs compte déjà 500 000 utilisateurs. Contrairement à moult startups EdTech, Edflex ne produit pas de formation à proprement parler. Elle s’attache à rassembler au sein de sa plateforme “les meilleurs contenus” comme l’affirme Clément Meslin, cofondateur et directeur général.

Retrouvez notre article sur la levée de fonds d’Edflex en cliquant ici.

6. PowerZ, le “Fortnite” de l’éducation

La jeune startup PowerZ, véritable “Fortnite” (jeu à succès valorisé à 30 milliards de dollars en 2019, avec plus de 350 millions d’utilisateurs) de l’éducation, a convaincu BPI France Digital Venture, Raise Ventures, ou encore Educapital de miser 7 millions d’euros sur elle.

Grâce à une première version de son jeu vidéo, PowerZ a déjà pu séduire plusieurs milliers d’utilisateurs et recueillir des retours sur son produit. Ce qui lui permet en mai 2021 de présenter un plan d’accélération. Retrouvez notre analyse en cliquant ici.

5. Simundia s’affirme sur le marché du coaching professionnel en ligne

Avec une levée de fonds de 10 millions de dollars auprès d’AXA Venture Partners, FJLabs et Educapital, soit environ 8,5 millions d’euros. Cette levée est récente, retrouvez notre article en cliquant ici.

Simundia se concentre sur le développement des soft skills de ses utilisateurs : gestion du stress, motiver son équipe à distance ou encore gestion des émotions. En parallèle, l’entreprise peut suivre et mesurer la performance de ce programme en ligne grâce à la plateforme RH Analytics.

4. LiveMentor, ou l’école des entrepreneurs

Alors que de plus en plus de français créent chaque année leur entreprise (900 000 en 2020 selon Educapital), la startup tricolore LiveMentor annonçait il y a peu une levée de fonds de 11 millions d’euros. Elle prend ainsi la quatrième place de ce classement annuel !

Retrouvez les informations sur cette levée de fonds dans cet article du fonds Educapital.

3. OpenClassrooms, une ronde pour consolider son leadership (Série C)

OpenClassrooms, figure de proue européenne de la formation, a déjà démontré son succès. Entreprise à mission et certification BCorp : l’école en ligne est reconnue dans son milieu. L’histoire a débuté par la rencontre de Pierre Dubuc et Mathieu Nebra, encore enfants, qui ont créé leur premier cours de programmation en ligne en 1999. Aujourd’hui, c’est avec Le Wagon qu’OpenClassrooms continue son ascension grâce au lancement d’un double cursus innovant. La start-up tricolore a donc de beaux jours devant elle ! C’est pourquoi elle a lancé en avril dernier une série C. Elle a récolté 80 millions de dollars pour renforcer ses programmes. Menée par Lumos Capital Group, cette levée de fonds s’inscrit dans la lignée de son développement et une folle croissance de 250% au premier trimestre 2021.

2. Ornikar, un géant tricolore en devenir (Série C)

Mais où est donc Ornikar ? En tête de liste des auto-écoles ! La jeune entreprise, pionnière sur le marché du permis de conduire, propose une formation de conduite low-cost. De cette façon, elle entend révolutionner l’auto-école. Son modèle est tout droit inspiré de la plateforme Uber. Le client ne rémunère non pas le professeur mais le véhicule.

Fondée en 2013 par Benjamin Gainault et Flavien Le Rendu, elle a vite étendu son catalogue. L’introduction en 2020 d’Ornikar Assurance, une solution innovante adaptée à chaque particulier, en est un exemple. Qui plus est, elle a connu une forte expansion sur le marché espagnol. En avril 2021, Ornikar a donc levé 100 millions d’euros auprès de KKR et de ses investisseurs historiques (Idinvest, Bpifrance…). Ce tour de table porte l’ensemble des fonds levés à 146 millions d’euros. De quoi faire d’Ornikar un chef de file dans le monde de la conduite ! Il intervient après une année juteuse au cours de laquelle Ornikar a vu sa croissance par mois s’élevait à 30%. Ainsi l’auto-école en ligne a-t-elle pour ambition de devenir un « leader mondial de la sécurité routière ».

1. 360Learning, ou l’efficacité du collaborative learning

L’annonce est très récente : 360Learning vient de boucler un tour de table de 200 millions de dollars auprès de Softbank, Sumeru Equity Partners, Silver Lake Waterman, Educapital ou encore Bpifrance… Ce qui en fait un record pour la EdTech française !

Retrouvez notre article sur ce ticket record en cliquant ici. 360Learning pourrait-elle devenir notre première licorne EdTech tricolore ?

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